José Manuel Barroso, président de la Commission UE entre 2004 et 2014, a placé en 2012 la Suisse devant une alternative comme si elle était un sujet de l'UE: soit la Suisse accepte de se rattacher aux structures institutionnelles de l'UE, soit il n'y aura plus de négociations bilatérales.

 

José Manuel Barroso était président de la Commission UE entre 2004 et 2014.

En sa qualité de président de la Commission UE, José Manuel Barroso a écrit une lettre, datée du 21 décembre 2012, à la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf qui était alors présidente de la Confédération. Il a exclu dans ce message toute négociation sur de futurs  accords bilatéraux jusqu'à ce que la Berne fédérale accepte le  rattachement institutionnel de la Suisse aux structures de l'UE.

Barroso a placé la Suisse devant cette exigence en prétextant la "fidélité au contrat", notion  dont le président de la Commission UE a une interprétation pour le moins arbitraire. S'agissant du pacte de solidarité conclu par l'UE et censé protéger les citoyens UE contre les conséquences d'un surendettement de leur Etat, Barroso a fait preuve de tout, sauf de fidélité au contrat: à charge des contribuables UE, il a admis sciemment lesdites "mesures de sauvetage" prises par la Banque centrale européenne et qui, en violation complète du contrat, nuisent massivement aux contribuables UE (cf. aussi à ce sujet l'article de l'hebdomadaire "Weltwoche" du 20.08.2014 "Treue à la Barroso – Fidélité à la Barroso").

Cette exigence d'un rattachement institutionnel a incité la Suisse à proposer à l'UE un  accord-cadre contenant des dispositions de principe auxquels seraient soumis tous les accords bilatéraux actuels et futurs entre la Suisse et l'Union européenne. 

20.08.2014 | 20209 Aufrufe